La réponse à cette question varie en fonction de la situation individuelle de chacun. Nous vous proposons toutefois une liste de points à ne pas négliger lors de votre choix.

Evaluer les besoins de la personne âgée suite à l’hospitalisation

Avant de vous engager comme aidant familial, vous devrez aider la personne âgée à clairement identifier ses besoins.

D’une part, en termes d’aide à apporter : le sénior a-t-il besoin plutôt de soins infirmiers ou de l’intervention d’une aide-soignante ? Vous ne pourrez pas vous suppléer à ces professionnels qui sont formés pour les actes médicaux et paramédicaux.

La personne âgée a-t-elle besoin d’aide pour se relever et se déplacer, sa toilette quotidienne, l’habillage, les courses, le ménage, la préparation des repas, la prise de médicaments, les déplacements, les loisirs ?

Si c’est le cas, pesez-vous la question de savoir si votre forme physique vous permet d’effectuer toutes ces missions en tant qu’aidant familial. Avez-vous la patience et l’écoute nécessaire ? Comment pourrez-vous gérer la relation qui vous lie à votre aîné ?

D’autre part, pensez en termes de disponibilité. Le temps dont vous disposez et la distance entre votre lieu de domicile et celui de la personne âgée sont deux facteurs à ne pas négliger. L’aidant familial doit disposer du temps nécessaire pour apporter l’aide adaptée. Si aucun des proches ne peut libérer du temps, il vaut mieux recourir aux services d’une aide à domicile.

Rappel : Qui peut être aidant familial ?

  • conjoint, partenaire PACS, concubin,
  • les ascendants (enfants, petits-enfants…), les descendants (parents…), les collatéraux (frères, sœurs…) jusqu’au 4e degré de lien de parenté,
  • les ascendants, descendants ou collatéraux jusqu’au 4e degré du côté du conjoint, partenaire PACS, concubin,
  • voire une tierce personne.

Déterminer la durée approximative de l’intervention de l’aide

Avant de choisir entre un aidant familial et une aide à domicile, il est important aussi de prendre en compte le caractère temporaire ou, au contraire, permanent des besoins de la personne âgée.

S’il s’agit d’une aide ponctuelle et limitée dans le temps, essayez d’estimer sa durée : une semaine, un mois, deux mois ? S’il s’agit d’une semaine, l’un des proches pourrait poser des congés. En revanche, s’il faut arrêter le travail pendant un ou deux mois, cela demande plus de réflexion pour celui qui vous souhaitez engager comme aidant familial. Il peut être plus adapté dans ce cas de recourir ponctuellement aux services d’une aide à domicile.

S’il s’agit d’une aide permanente : pour quels types de missions ? Est-ce que l’aide apportée à la personne âgée serait plutôt de l’ordre d’un temps partiel ou d’un temps complet ? Le sénior a-t-il besoin d’une présence pendant la nuit ? Tous les jours de la semaine ? Un vrai choix entre l’aidant familial et l’aide à domicile doit être opéré à ce niveau-là.

Faites un point sur les moyens financiers du sénior

Pourquoi convient-il de faire un bilan des ressources financières de la personne âgée avant d’engager un aidant familial ou une aide à domicile ?

L’aidant familial intervient auprès de la personne dépendante dans un cadre non professionnel. Toutefois, dans certains cas, il est possible de déclarer l’aidant familial comme salarié ou de lui verser un dédommagement pour l’aide apportée, sous certaines conditions. La question se posera notamment si l’aidant familial, proche ou tierce personne, ne peut pas se maintenir à son emploi du fait de l’aide qu’il apporte à la personne âgée.

Quant à l’embauche d’une aide à domicile ou le recours à un prestataire spécialisé, cette démarche entraînera également un coût pour le sénior.

A vous ensuite d’estimer les charges respectives concernant les deux solutions. Sans oublier qu’il est possible d’utiliser les aides sociales comme l’APA ou la PCH pour couvrir une partie ou la totalité des frais. Si le sénior avait souscrit une assurance dépendance, celle-ci pourrait également être utilisée pour régler les frais d’aide à domicile.